{"id":6295,"date":"2020-10-03T16:50:47","date_gmt":"2020-10-03T16:50:47","guid":{"rendered":"http:\/\/musicforyourstuff.com\/journal\/?p=6295"},"modified":"2020-09-26T02:34:41","modified_gmt":"2020-09-26T02:34:41","slug":"rencontre-robinson-et-vendredi-2","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/musicforyourstuff.com\/journal\/2020\/10\/03\/rencontre-robinson-et-vendredi-2\/","title":{"rendered":"Rencontre Robinson Et Vendredi"},"content":{"rendered":"<p>I, \u00e0 ces mots, tout mon sang ne me monta pas au visage, cest que quelque obstruction larr\u00eata dans les vaisseaux que la nature a destin\u00e9s \u00e0 sa circulation. Jet\u00e9 dans la derni\u00e8re confusion, je dissimulai mal, et le bon homme sapper\u00e7ut ais\u00e9ment de mon d\u00e9sordre 3. Pr\u00e9sentation dune \u0153uvre de lauteur.4-7  <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.esacm.fr\/wp-content\/uploads\/2017\/10\/Rencontre-avec-Anya-Syrota-et-ses-%C3%A9tudiants-%C3%A0-One-Mile-Detroit-photo-Sarah-Ritter-2017-1024x683.jpg\" alt=\"rencontre robinson et vendredi\" align=\"right\"> Trafic quasi normal sur les branches de St-Germain en Laye, Boissy St-L\u00e9ger et Marne la Vall\u00e9e. Une dynastie ne se construit pas en deux jours. Cest l\u00e9vidence! Mais il arrive que les \u00e9v\u00e8nements se bousculent et font en sorte que tout se met en place rapidement. Cest le cas des 9 et 10 juin 1971. Le tout commence par une mauvaise nouvelle, qui ne surprend personne cependant : le capitaine Jean B\u00e9liveau annonce sa retraite apr\u00e8s 18 saisons avec le Canadien, couronn\u00e9es par 10 coupes Stanley, un record quil partage alors avec son co\u00e9quipier Henri Richard. Le m\u00eame jour, l\u00e9quipe confirme lembauche de Scotty Bowman \u00e0 titre dentra\u00eeneur, en remplacement dAl MacNeil, qui vient pourtant de conduire les siens \u00e0 une 17e Coupe apr\u00e8s avoir relev\u00e9 Claude Ruel en d\u00e9cembre. Tout se passa selon mon attente. Ils me d\u00e9clar\u00e8rent, principalement Atkins, qui semblait alors parler pour les autres, quils aimaient leurs femmes autant que si elles fussent n\u00e9es dans leur propre pays natal, et quils ne les abandonneraient sous aucun pr\u00e9texte au monde ; quils avaient lintime croyance quelles \u00e9taient tout aussi vertueuses, tout aussi modestes, et quelles faisaient tout ce qui d\u00e9pendait delles pour eux et pour leurs enfants tout aussi bien que quelque femme que ce p\u00fbt \u00eatre. Enfin que nulle consid\u00e9ration ne pourrait les en s\u00e9parer. William Atkins ajouta, pour son compte, que si quelquun voulait lemmener et lui offrait de le reconduire en Angleterre et de le faire capitaine du meilleur navire de guerre de la Marine, il refuserait de partir sil ne pouvait transporter avec lui sa femme et ses enfants ; et que, sil se trouvait un eccl\u00e9siastique \u00e0 bord, il se marierait avec elle sur-le-champ et de tout c\u0153ur. Apr\u00e8s que cette passion meut agit\u00e9 pendant deux heures et plus, avec une telle violence que mon sang bouillonnait et que mon pouls battait comme si la ferveur extraordinaire de mes d\u00e9sirs me\u00fbt donn\u00e9 la fi\u00e8vre, la nature fatigu\u00e9e, \u00e9puis\u00e9e, me jeta dans un profond sommeil. On pourrait croire que mes songes roul\u00e8rent sur le m\u00eame projet, mais non pas, mais sur rien qui sy rapport\u00e2t. Je r\u00eavai que, sortant un matin de mon ch\u00e2teau comme de coutume, je voyais sur le rivage deux canots et onze Sauvages d\u00e9barquant et apportant avec eux un autre Sauvage pour le tuer et le manger. Tout-\u00e0-coup, comme ils sappr\u00eataient \u00e0 \u00e9gorger ce Sauvage, il bondit au loin et se prit \u00e0 fuir pour sauver sa vie. Alors je crus voir dans mon r\u00eave que, pour se cacher, il accourait vers le bocage \u00e9pais masquant mes fortifications ; puis, que, mappercevant quil \u00e9tait seul et que les autres ne le cherchaient point par ce chemin, je me d\u00e9couvrais \u00e0 lui en lui souriant et lencourageant ; et quil sagenouillait devant moi et semblait implorer mon assistance. Sur ce je lui montrais mon \u00e9chelle, je ly faisais monter et je lintroduisais dans ma grotte, et il devenait mon serviteur. Sit\u00f4t que je me fus acquis cet homme je me dis : Maintenant je puis certainement me risquer \u00e0 gagner le continent, car ce compagnon me servira de pilote, me dira ce quil faut faire, me dira o\u00f9 aller pour avoir des provisions ou ne pas aller de peur d\u00eatre d\u00e9vor\u00e9 ; bref, les lieux \u00e0 aborder et ceux \u00e0 fuir. Je me r\u00e9veillai avec cette id\u00e9e ; j\u00e9tais encore sous linexprimable impression de joie quen r\u00eave javais ressentie \u00e0 laspect de ma d\u00e9livrance ; mais en revenant \u00e0 moi et en trouvant que ce n\u00e9tait quun songe, je ressentis un d\u00e9sappointement non moins \u00e9trange et qui me jeta dans un grand abattement desprit. Un nouveau d\u00e9part. Bien s\u00fbr. Mais plus que \u00e7a : une renaissance, la chance de d\u00e9crocher une seconde vie gr\u00e2ce aux dieux de la mer. Cest certainement ce qua d\u00fb penser Alexander Selkirk en apercevant au loin, en ce premier jour de f\u00e9vrier 1709-un vendredi-les voiles du Duke, le navire corsaire command\u00e9 par lAnglais Woodes Rogers. Je prie pour que Dieu laccueille dans sa Gloire \u00e9ternelle! Nous rem\u00eemes alors \u00e0 la voile. J\u00e9tais inconsolable de la perte de mon serviteur Vendredi et je serais volontiers retourn\u00e9 dans l\u00eele pour y prendre quelquautre sauvage \u00e0 mon service, mais cela ne se pouvait pas ; nous poursuiv\u00eemes donc notre route. Nous avions un prisonnier, comme je lai dit, et beaucoup de temps s\u00e9coula avant que nous pussions lui faire entendre la moindre chose. \u00c0 la longue, cependant, nos gens lui apprirent quelque peu danglais, et il se montra plus sociable. Nous lui demand\u00e2mes de quel pays il venait : sa r\u00e9ponse nous laissa au m\u00eame point, car son langage \u00e9tait si \u00e9trange, si guttural, et se parlait de la gorge dune fa\u00e7on si sourde et si bizarre, quil nous fut impossible den recueillir un mot, et nous f\u00fbmes touts davis quon pouvait aussi bien parler ce baragouin avec un b\u00e2illon dans la bouche quautrement. Ses dents, sa langue, son palais, ses l\u00e8vres, autant que nous p\u00fbmes voir, ne lui \u00e9taient daucun usage : il formait ses mots, pr\u00e9cis\u00e9ment comme une trompe de chasse forme un ton, \u00e0 plein gosier. Il nous dit cependant, quelque temps apr\u00e8s, quand nous lui e\u00fbmes enseign\u00e9 \u00e0 articuler un peu langlais, quils sen allaient avec leurs rois pour livrer une grande bataille. Comme il avait dit rois, nous lui demand\u00e2mes combien ils en avaient. Il nous r\u00e9pondit quil y avait l\u00e0 cinq nation, car nous ne pouvions lui faire comprendre lusage de lS au pluriel, et quelles s\u00e9taient r\u00e9unies pour combattre deux autres nation. Nous lui demand\u00e2mes alors pourquoi ils s\u00e9taient avanc\u00e9s sur nous. Pour faire la grande merveille regarder, dit-il To makee te great wonder look. \u00c0 ce propos, il est bon de remarquer, que touts ces naturels, de m\u00eame que ceux dAfrique, quand ils apprennent langlais, ajoutent toujours deux E \u00e0 la fin des mots o\u00f9 nous nen mettons quun, et placent laccent sur le dernier, comme makee, takee, par exemple, prononciation vicieuse dont on ne saurait les d\u00e9saccoutumer, et dont jeus beaucoup de peine \u00e0 d\u00e9barrasser Vendredi, bien que jeusse fini par en venir \u00e0 bout. Vous b\u00e9n\u00e9ficiez dun droit dacc\u00e8s et de rectification de vos donn\u00e9es personnelles, ainsi que celui den demander leffacement dans les limites pr\u00e9vues par la loi. Jai un controle dessu a la rentr\u00e9, lundi 12 mai, j\u00e9sp\u00e8re avoir une bonne note!!  75Defoe le choisit en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 un Indien Miskito, William ou Will, oubli\u00e9 par des pirates anglais sur Mas a Tierra deux d\u00e9cennies avant Selkirk. Il y v\u00e9cut un peu plus de trois ans en solitaire la m\u00eame aventure que Selkirk et que Robinson Cruso\u00e9 avant d\u00eatre secouru par une autre exp\u00e9dition de pirates anglais qui avaient \u00e0 son bord le propre p\u00e8re de Will, pr\u00e9nomm\u00e9 Robin. Do\u00f9 Defoe d\u00e9rive son Robinson, Robinson, fils de Robin. Mais, dans le m\u00eame temps, cet individu r\u00e9el, le Miskito Will, est celui-l\u00e0 m\u00eame qui a inspir\u00e9 \u00e0 Defoe son personnage de Vendredi. <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/borsvarldsen.gq\/t_as_vu_c_que_t_ecoutes.jpg\" alt=\"rencontre robinson et vendredi\" align=\"right\"> parce que transparent et abstrait.Interrogation dans le Log-book Oui, me r\u00e9pliqua-t-il, si vous me consid\u00e9rez comme un seigneur ou un prince, comme dans le fait je le suis ; mais veuillez ne voir en moi simplement quun homme, une cr\u00e9ature humaine, que rien ne distingue davec la foule, et il vous sera \u00e9vident que je ne puis sentir aucun besoin, \u00e0 moins que je ne sois visit\u00e9 par quelque maladie ou quelque infirmit\u00e9. Pour mettre toutefois la question hors de doute, voyez notre mani\u00e8re de vivre : nous sommes en cette ville cinq grands personnages ; nous vivons tout-\u00e0-fait retir\u00e9s, comme il convient \u00e0 des gens en exil. Nous avons sauv\u00e9 quelque chose du naufrage de notre fortune, qui nous met au-dessus de la n\u00e9cessit\u00e9 de chasser pour notre subsistance ; mais les pauvres soldats qui sont ici, et qui nont point nos ressources vivent dans une aussi grande abondance que nous. Ils vont dans les bois chasser les zibelines et les renards : le travail dun mois fournit \u00e0 leur entretien pendant un an. Comme notre genre de vie nest pas co\u00fbteux, il nous est ais\u00e9 de nous procurer ce quil nous faut : donc votre objection est d\u00e9truite. Romans de Tournier, eux aussi bas\u00e9s sur des mythes du monde occidental, Les autres prisonniers \u00e9taient mieux trait\u00e9s : deux dentre eux, \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9, avaient les bras li\u00e9s, parce que le capitaine nosait pas trop sy fier ; mais les deux autres avaient \u00e9t\u00e9 pris \u00e0 mon service, sur la recommandation du capitaine et sur leur promesse solemnelle de vivre et de mourir avec nous. Ainsi, y compris ceux-ci et les trois braves gar\u00e7ons, nous \u00e9tions sept hommes bien arm\u00e9s ; et je ne mettais pas en doute que nous ne pussions venir \u00e0 bout des dix arrivants, consid\u00e9rant surtout ce que le capitaine avait dit, quil y avait trois ou quatre honn\u00eates hommes parmi eux. Cest sous cet angle quil faut consid\u00e9rer La goutte dor, dans la mesure o\u00f9 il cristallise les id\u00e9es avanc\u00e9es dans Vendredi ou les limbes du Pacifique. En effet, La goutte dor relate le voyage du monde sauvage, la petite oasis de Tabelbala situ\u00e9e au fin fond du Sahara nord-africain, vers le monde civilis\u00e9, la France, formant ainsi une sorte de diptyque avec Vendredi ou Les limbes du Pacifique qui se termine par le d\u00e9part de Vendredi, tent\u00e9 par ce quil na jamais connu, vers lOccident. La goutte dor se pr\u00e9sente ainsi comme un Vendredi \u00e0 lenvers, Vendredi y rendant visite \u00e0 Robinson. Se compl\u00e9tant lun lautre et senrichissant mutuellement, les deux romans ont pour pivot commun le th\u00e8me de la rencontre de lAutre dans le cadre dun voyage dordre initiatique entrepris par un h\u00e9ros las de son milieu natal. Ce voyage vers lAutre ouvre dans lunivers du h\u00e9ros un espace ind\u00e9termin\u00e9 Martine Gantrel, 1985, 52 lui permettant non seulement de d\u00e9couvrir un ailleurs \u00e9tranger, mais aussi de sautoexplorer lui-m\u00eame. Parlant de ce th\u00e8me qui sous-tend son \u0153uvre, Tournier affirme : Cest \u00e0 coup s\u00fbr le th\u00e8me dont lapparition dans une \u0153uvre mobilise mon attention et ma sensibilit\u00e9 avec le plus durgence Tournier, 1977, 49. Le 23. Mon autre travail ayant \u00e9t\u00e9 interrompu pour la fabrication de ces outils, d\u00e8s quils furent achev\u00e9s je le repris, et, tout en faisant ce que le temps et mes forces me permettaient, je passai dix-huit jours entiers \u00e0 \u00e9largir et \u00e0 creuser ma grotte, afin quelle p\u00fbt loger mes meubles plus commod\u00e9ment. De retourner au bercail s\u00e9vanouissent : il sembarque cette foi-ci pour France T\u00e9l\u00e9visions et lINA traitent votre adresse e-mail afin de vous adresser respectivement les Le premier dont ils se saisirent \u00e9tait un matelot anglais, un hardi et solide compagnon. Il tenait un mousquet \u00e0 la main ; mais, au lieu de faire feu, il le d\u00e9posa dans la chaloupe : je le crus fou. Le dr\u00f4le entendait mieux que moi son affaire ; car il agrippa un payen, le tira violemment de sa barque dans la n\u00f4tre, puis, le prenant par les deux oreilles, lui cogna la t\u00eate si rude-ment contre le plat-bord, que le camarade lui resta dans les mains. Sur lentrefaite un Hollandais qui se trouvait \u00e0 c\u00f4t\u00e9 ramassa le mousquet, et avec la crosse man\u0153uvra si bien autour de lui, quil terrassa cinq barbares au moment o\u00f9 ils tentaient dentrer dans la chaloupe. Mais qu\u00e9tait tout cela pour r\u00e9sister \u00e0 quarante ou cinquante hommes qui, intr\u00e9pidement, ne se m\u00e9fiant pas du danger, commen\u00e7aient \u00e0 se pr\u00e9cipiter dans la chaloupe, d\u00e9fendue par cinq matelots seulement! Toutefois un incident qui nous appr\u00eata surtout \u00e0 rire, procura \u00e0 nos gens une victoire compl\u00e8te. Voici ce que cest : <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/4.bp.blogspot.com\/-8D2qv4JKPSE\/VqTE2gZqfLI\/AAAAAAAAJPw\/8i4k9jyQWEI\/s1600\/2016-01-22-Interclubs-Ganges-1078-A4b.jpg\" alt=\"rencontre robinson et vendredi\" align=\"center\"> Fort bien, senhor portuguez, r\u00e9pondis-je ; mais ce nest pas l\u00e0 notre affaire maintenant : la grande question est de savoir sil vous est possible de nous conduire \u00e0 la ville de Nanking, do\u00f9 plus tard nous nous rendrions \u00e0 P\u00e9king. Il me dit que Oui, que c\u00e9tait pour lui chose facile, et quun gros navire hollandais venait justement de prendre la m\u00eame route. Ceci me causa quelque trouble : un vaisseau hollandais \u00e9tait pour lors notre terreur, et nous eussions pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 rencontrer le diable pourvu quil ne f\u00fbt pas venu sous une figure trop effroyable. Nous avions la persuasion quun b\u00e2timent hollandais serait notre ruine ; nous n\u00e9tions pas de taille \u00e0 nous mesurer : touts les vaisseaux qui trafiquent dans ces parages \u00e9tant dun port consid\u00e9rable et dune beaucoup plus grande force que nous.  Voici un r\u00e9sum\u00e9 chapitre par chapitre de Vendredi ou les limbes du Pacifique 1967 de Michel Tournier Michel Tournier a r\u00e9\u00e9crit son roman pour ladapter \u00e0 un lectorat plus jeune : il sagit de Vendredi ou la vie sauvage paru en 1971 Maintenant que je suis sur le point de mengager dans la relation m\u00e9lancolique dune vie silencieuse, dune vie peut-\u00eatre inou\u00efe dans le monde, je reprendrai mon r\u00e9cit d\u00e8s le commencement et je le continuerai avec m\u00e9thode. Ce fut, suivant mon calcul, le 30 septembre que je mis le pied pour la premi\u00e8re fois sur cette \u00eele affreuse : lorsque le soleil \u00e9tait, pour ces r\u00e9gions, dans l\u00e9quinoxe dautomne, et presque \u00e0 plomb sur ma t\u00eate. Je reconnus par cette observation que je me trouvais par les 9 degr\u00e9s 22 minutes de latitude au Nord de l\u00e9quateur.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>rencontre robinson et vendredi<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/musicforyourstuff.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6295"}],"collection":[{"href":"http:\/\/musicforyourstuff.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/musicforyourstuff.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/musicforyourstuff.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/musicforyourstuff.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6295"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/musicforyourstuff.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6295\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6296,"href":"http:\/\/musicforyourstuff.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6295\/revisions\/6296"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/musicforyourstuff.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6295"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/musicforyourstuff.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6295"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/musicforyourstuff.com\/journal\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6295"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}